Bruno BalestriniPhotographe
Bruno Balestrini/ Architecture/ Architecture arménienne/ Haghardzin
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Architecture arménienne

Haghardzin

Le monastère, qui s’élève à une vingtaine de kilomètres de la ville de Dilidjian, tire son nom du torrent qui sillonne l’étroite vallée, à la luxuriante végétation forestière (charmes et chênes), caractéristique de la partie nord du pays, au-dessus du bassin du Sevan. Le complexe, dans un splendide isolement et dans un cadre naturel parfaitement intact, est constitué de trois églises du type à salle à coupole, de dimensions différentes et disposées très près les unes des autres, ce qui crée un jeu mouvementé de volumes. L’édifice le plus ancien est l’église Saint-Grégoire (Xe ou XIIe siècle), précédée d’un vaste gavit, ajouté à la fin du XIIe siècle par les princes Ivan et Zarkar Zacarian. Très remarquables, dans leur rude expressivité, sont les reliefs figuratifs sur les quatre portions d’angle des toitures. À l’église est accolée, du côté nord, une petite chapelle (dite la cathédrale), dont l’abside (dissimulée dans l’épaisseur du mur) est parfaitement alignée sur celle de Saint-Grégoire. Au nord se trouve la plus grande église, Sainte-Marie (Sourb Asdvadzadzin), dont le plan remonte à 1071, mais qui fut reconstruite en 1281. Elle était précédée d’un ample gavit, dont il ne reste plus qu’une partie de la maçonnerie sur les côtés nord-ouest. À l’intérieur est conservé un relief significatif représentant la Vierge à l’Enfant entre deux anges. À côté de l’entrée latérale se dresse un magnifique khatchkar. À l’est se trouve l’église Saint-Étienne (XIIe-XIIIe siècle), autrefois reliée à la partie absidale de la Cathédrale par un petit portique sur colonnes suspendues. L’intérieur est particulièrement remarquable par la modulation raffinée des membrures et des moulures d’angle. Assez à l’écart, du côté opposé, vers la route d’accès, se trouve le long bâtiment du réfectoire, construit par l’architecte Minas en 1248, qui constitue en quelque sorte le prototype de réalisations analogues ; voir l’exemple suivant de Hakhpat. Il s’agit d’une vaste salle formée par la juxtaposition de deux espaces carrés couverts par quatre grands arcs croisés, avec au centre un petit lanternon. Du côté de la cuisine, aujourd’hui détruite, on remarque un curieux chanfrein de l’angle extérieur, avec un motif répété et décroissant de stalactites.

Comment citer

Bruno Balestrini (photographie), « Haghardzin », Architecture arménienne, Haghardzin, Arménie. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/armena-00025/. Consulté le [date de consultation].

Ce texte a été traduit de l’original italien avec l’aide de l’intelligence artificielle (Claude). Lire la version italienne.