Grands jardins
Grandi Giardini Italiani est une initiative née pour faire connaître le patrimoine des jardins privés en Italie. Nous estimons que l’on ne peut aimer et soigner l’environnement si l’on ne connaît pas l’histoire du rapport que l’homme a entretenu dans le passé avec la nature. En ouvrant les grilles de quelques-unes des plus belles propriétés privées, de la Vénétie jusqu’à Naples, nous offrons la possibilité de visiter des jardins tous différents les uns des autres, tant par leur contenu culturel que botanique : chacun raconte une part de l’histoire des jardins italiens de 1500 à nos jours. Mais le principal motif d’intérêt réside dans l’amour et le soin avec lesquels ces propriétaires se consacrent à leur entretien. Certains jardins appartiennent à la même famille depuis plus de 400 ans, d’autres sont le fruit d’une passion née avec eux. Grandi Giardini Italiani promeut diverses initiatives pour cultiver et faire renaître une certaine attention envers les jardins. Cours sur l’histoire des jardins italiens, cours pratiques de jardinage, expositions d’illustrateurs botaniques, concerts, activités pédagogiques pour sensibiliser les enfants à ce sujet : toutes les manifestations auront lieu dans nos jardins, et nous avons créé à cet effet un bureau permanent pour toute information complémentaire. En visitant nos jardins, vous contribuerez à faire revivre des lieux enchantés d’histoire, d’art et de nature, et vous pourrez découvrir les racines mêmes de l’amour de l’homme pour sa terre.
VILLA ARVEDI
Villa Arvedi - Comte Arvedo Arvedi
Cuzzano (Vérone) - tél. 045/907045 - fax 045/908766 visites guidées sur rendez-vous
Le jardin doit sa raison d’être à sa fonction d’ornement élégant et sobre de la Villa Arvedi. Construite en 1650 par l’architecte sculpteur G.B. Bianchi. Son extraordinaire état de conservation nous permet d’apprécier la philosophie des jardins réguliers italiens. Les haies habilement taillées forment un dessin imposant, qui conduit le regard depuis l’entrée jusqu’à la façade de la villa elle-même.
Dans le jardin surélevé situé devant l’entrée, des statues d’inspiration mythologique dominent le labyrinthe. Une grotte sert de vaste serre pour abriter les citronniers. Depuis 1842, elle appartient à la famille Arvedi, qui se consacre avec passion à sa conservation.
VILLA DEL BALBIANELLO
Villa del Balbianello
Lenno, Côme
Bureau des propriétés du FAI tél: 02-4676151 - fax: 02-48193631
Ouverture d’avril à octobre, tous les jours sauf le lundi et le mercredi
Horaires: 10.00-12.30 - 15.30-18.00
L’accès à la villa n’est possible que par le lac, avec embarquement à Sala Comacina (SS 340 occidentale du lac de Côme). Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser au numéro indiqué. Le premier et le dernier dimanche du mois, pendant la période d’ouverture, l’accès à pied depuis Lenno est également autorisé.
Legs de Guido Monzino, 1988
Édifiée à la demande du cardinal Angelo Maria Durini à la fin du XVIIIe siècle, la Villa del Balbianello se dresse à l’extrémité d’un promontoire boisé qui s’avance dans l’eau en se détachant de la rive occidentale du lac de Côme, face à la ligne des montagnes de la haute Lombardie et de l’Engadine. Position non seulement extrêmement évocatrice, mais qui a contribué à caractériser davantage encore cette langue de terre appelée Dosso di Lavedo, depuis toujours point de repère pour la navigation et l’un des sujets favoris des peintres et des graveurs de vues du lac de Côme.
C’est donc depuis l’eau que l’on observe le mieux l’ensemble des édifices qui forment la villa : deux corps de bâtiment carrés superposés reposant sur un socle de granit et englobant dans leur partie inférieure un petit couvent franciscain, une élégante loggia à double face expressément voulue par le cardinal Durini – composée de trois arcades le long desquelles grimpent, en élégantes volutes, les rameaux tentaculaires du Ficus Repens toujours vert – et, naturellement, le magnifique jardin. Enclos de bordures fleuries d’azalées et de rhododendrons, revêtu de tapis de gazon géométriquement délimités par des haies de laurier et de buis, le jardin du Balbianello doit son caractère unique au fait d’avoir été conçu exclusivement en fonction du lac et de ses rives. Rien ne doit détourner du spectacle de l’eau, à l’exception de quelques grands arbres – chênes verts, camphriers, magnolias et cyprès – et des grands platanes savamment taillés en candélabre qui, alternant avec des statues anciennes et de vieilles glycines, rythment le parcours des visiteurs.
IL BIVIERE
IL BIVIERE
CONTRADA BIVIERE - 96016 LENTINI - (SIRACUSA)
Prince Scipione et Maria Carla Borghese
Tel.. 095/ 7831449; Fax: 095/ 7835575
Visites sur rendez-vous
Le jardin des Case del Biviere, de Scipione et Maria Carla Borghese, est le jardin du Mythe. La légende rapporte qu’Hercule, fils de Jupiter, apporta ici en présent à Cérès, déesse des moissons, la peau du lion de Némée qu’il avait vaincu, et fit surgir ici un lac qui prit son nom: Lacunus Erculeus.
Au fil des siècles, le lac, changea de nom, et les Arabes l’appelèrent Beverè, abreuvoir des troupeaux et vivier à poissons.
L’Archivio di Stato de Palerme conserve le document original de l’édit du roi Martin qui, en 1392 concéda en fief « Il Biviere di Lentini » à un ancêtre du côté maternel de don Scipione Borghese, aujourd’hui propriétaire des lieux.
Ce qui était un lac riche en faune et en flore lacustres, fut ensuite asséché dans les années trente pour conjurer la malaria. Délaissée par les pêcheurs et les chasseurs, la Maison sur le lac tomba à l’abandon, entourée seulement de pierres et de poussière. Aujourd’hui, grâce à l’amour et à la passion pour les plantes de ceux qui l’habitent, elle est devenue un jardin méditerranéen unique et singulier.
L’ancien port, tourné vers le midi, fermé par de gros blocs taillés de main d’homme, est devenu une invitation verte et riante vers la façade principale de la « Casa del Biviere ». Sur les môles, restaurés avec un soin et un goût particuliers, une extraordinaire collection de plantes succulentes, semble presque former une passerelle de verdure.
Le visiteur se plonge dans des espaces où l’harmonie a les couleurs de l’oranger et le parfum du jasmin, et l’inspiration consciente de ceux qui, pendant des siècles, ont aimé cette terre. Palmiers luxuriants, jacarandas bleus, la floraison solaire du Parkinsonia, les roses anciennes qui enlacent les yuccas.
Un Xanthorrea arborea couché fait face à la chapelle Sant’Andrea. Si le temps a jamais eu raison de s’écouler, ici, parmi ces parfums et ces couleurs, il trouvera raison de s’arrêter pour faire pleinement goûter des moments intenses de beauté et de tranquillité. Et c’est ici que Scipione et Maria Carla Borghese vous attendent pour vous offrir le plaisir de découvrir ce lieu si particulier, perdu entre réalité et histoire, comme si la déesse Cérès avait décidé, aujourd’hui encore, d’en faire sa divine demeure.
VILLA CICOGNA MOZZONI
Villa Cicogna Mozzoni, Bisuschio (Varese)
Comte Jacopo Cicogna Mozzoni
Tel.0332/471134
Visites guidées sur rendez-vous (français, anglais, allemand)
Née en 1463 comme pavillon de chasse de la famille Mozzoni, elle fut ensuite embellie et achevée en 1559, avec des fresques des frères Campi de Crémone et de leur école. En 1476, Galeazzo Maria Sforza, duc de Milan, hôte de la famille, fut sauvé des griffes d’un ours par Agostino Mozzoni et son chien. Cet acte courageux valut à la famille faveurs et fortune. Le jardin fut voulu par Ascanio Mozzoni, homme de grande culture qui rapporta de ses voyages des idées pour l’aménagement de son jardin sur sept niveaux. En 1580, sa fille unique épousa Giovan Pietro Cicogna, dont la descendance conduit aux propriétaires actuels. La caractéristique la plus plaisante de la Villa est sa symbiose avec le jardin, comme si la nature envahissait de ses sarments de vigne et de ses guirlandes de fleurs le plafond peint à fresque des loggias. On peut admirer l’escalier à deux volées, avec en son milieu un ruisseau qui descend tout droit vers les salons de la Villa, et jouir depuis les étages supérieurs d’un beau panorama. Le jardin clos de murs est un exemple de jardin régulier à l’italienne, avec des haies de buis, des bassins, des fontaines et une grotte aux singuliers jeux d’eau. On passe ensuite vers un parc plus naturaliste et romantique en montant jusqu’au belvédère. Un guide conduit aux appartements du piano nobile, ornés de fresques et garnis de meubles, d’objets et de tableaux de diverses époques.
GIARDINO CORSINI AL PRATO
Le Giardino Corsini al Prato, Florence
Princesse Giorgiana Corsini
Tél. 055/280257-210564 Fax 055/268123
Visites guidées
Une ville d’art ne pouvait manquer de posséder l’un des plus beaux exemples de jardins italiens de la Renaissance. Le Palazzo Corsini s’élève dans le centre de Florence, non loin de la Porta al Prato, et cache entre ses murs un véritable paradis au milieu du chaos urbain. Le palais, de 1572, œuvre de l’architecte Bernardo Buontalenti, avait pour complément décoratif le jardin avec ses haies de buis encadrées en dessins géométriques. Plus tard, en 1624, l’architecte Silvani agrandit le projet en y ajoutant la fantaisie propre à l’époque baroque. En 1860, suivant une mode romantique du temps, les deux ragnaie latérales (bosquets destinés à la chasse aux oiseaux au filet) furent transformées en bosquets d’arbres de haute futaie. Ainsi, pour servir de cadre à l’allée des statues romaines, aux 130 citronniers et aux jeux de buis, s’élève une barrière de verdure qui semble vouloir protéger la scène du monde extérieur. Le théâtre de verdure est en cours de restauration. Dans les trois vastes orangeries se tient du 7 au 9 juin le salon « artigianato e palazzo », vitrine prestigieuse des fournisseurs des arts dits mineurs, des forgerons aux graveurs et aux décorateurs : elle présente les métiers qui permirent autrefois de construire et de décorer les grands palais d’antan. Une curiosité : 130 citronniers pour 130 tortues, qui se déplacent partout avec une extrême lenteur, poursuivies par une nuée de chiens, de race princière ou non.
PALAZZO FANTINI
Palazzo Fantini, Tredozio (Forlì)
Me. Gian Franco Fontaine
Fax 051/330095 ou 0546/943926
Visites guidées sur rendez-vous
Le Palazzo Fantini est le splendide résultat d’une série de constructions stratifiées au fil des siècles : la structure d’origine remonte au XVIIe siècle, mais ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que le palais a pris sa physionomie actuelle ; les décors Liberty datent en revanche du siècle suivant, et c’est à l’initiative du propriétaire actuel qu’ont été fidèlement restaurés les écuries, les caves et les greniers typiques de l’ancien domaine seigneurial, ainsi que les deux vastes cours.
Le parc et le jardin à l’italienne font depuis le XIXe siècle l’envie des cours d’au-delà des Alpes.
La partie aménagée en parc comprend des essences ou arbres traditionnels du jardin italien : chênes verts, marronniers d’Inde, cèdre du Liban, cèdres de l’Himalaya ou de l’Atlas, houx, pinus niger, chênes, mélèzes, tilleuls… servent de toile de fond aux bordures de buis, aux pelouses, aux nymphéas du bassin, aux bégonias, aux parterres de roses anciennes et aux bordures de saxifrages ou de sauge ornementale dite « oreilles d’agneau ou de lapin ». La partie la plus haute est en revanche structurée selon les caractéristiques du jardin de rocaille du XIXe siècle, avec des allées retirées, etc. Une petite surface a par ailleurs été réservée à un jardin d’herbes aromatiques.
STORICO GIARDINO GARZONI
Storico Giardino Garzoni, Collodi (PT) via Castello, 1 - 51014 Collodi (PT)
Marquise Claudia Malaspina Gardi tél: 0572-429590 - fax: 051-466343
Le jardin est ouvert toute l’année, de 9 heures du matin. jusqu’à une heure avant le coucher du soleil. Du 15 novembre au 15 mars, le jardin est ouvert, le samedi, le dimanche, les jours fériés et les veilles de fêtes.
Le Château et le Jardin, extraordinaire exemple du goût et de la culture toscane du XVIIIe siècle, se trouvent à 50 km. de Florence et à 20 de Lucques, sur une très ancienne route qui, à l’époque romaine, s’appelait Cassia ou Clodia.
Les Garzoni étaient une puissante famille originaire de Pescia, du parti gibelin, qui, après la mort de Castruccio, avait subi la confiscation de ses biens, le bannissement et l’exil. Réfugiée à Lucques, où elle s’était élevée aux plus hautes charges de l’État, au moment de construire une villa, son vieux goût de la provocation et du défi l’avait ramenée en ce lieu, situé sur l’ancienne frontière entre le Grand-Duché et la République de Lucques. Le marquis Romano di Alessandro Garzoni fut probablement le premier architecte du Jardin, dessiné dès 1652 dans ses formes actuelles. L’aménagement final et le miracle de la Palazzina d’estate sont dus au génie et au caprice d’Ottaviano Diodati.
Le Jardin, qui s’ouvre comme un magnifique théâtre, avec ses jeux et ses triomphes d’eau et ses grands bassins en étoile, a suscité l’envie des princes et des rois et peut être placé aux côtés non seulement des grands jardins italiens, mais aussi des grands jardins européens : Versailles, Fontainebleau, Saint-Cloud, Potsdam, Wilhelmshöhe, avec lesquels il exprime les grands idéaux post-Renaissance, les rigoureuses structures géométriques adoucies par la verdure, par la grâce humide des fleurs, par les éléments comiques, épiques et fantastiques des statues, des mascarons et des fontaines.
Le Château, dit aux cent fenêtres, d’une beauté fabuleuse et recueillie, se révèle aux étages nobles, dans la chambre qui aurait accueilli Napoléon, dans l’imposante cuisine, dans laquelle Collodi, neveu du régisseur de la maison Garzoni, imagina l’histoire de Pinocchio. Au XVIe siècle, le jardin Garzoni se composait d’une petite surface à côté du palais, répartie sur trois niveaux de terrain.
Au XVIIe siècle est réalisé le jardin proprement dit, séparé de l’édifice. Le premier document qui nous en fait connaître l’aménagement est l’œuvre poétique de F. Sbarra « Le pompe di Collodi », de 1652, qui célèbre la grandeur du jardin et décrit le labyrinthe, le pont sur le torrent, les terrasses et le bois divisé en allées parallèles, qui existent toujours. Au XVIIIe siècle sont réalisés le triomphe d’eau, le théâtre de verdure, les parterres et les deux bassins circulaires de l’entrée. À partir de ce moment, le jardin ne subit pas de modifications substantielles, si ce n’est les nombreux changements de propriétaire qui entraînent une lente dégradation.
VILLA DI GEGGIANO
VILLA DI GEGGIANO
VIA GEGGIANO, 1 - 53010 - PIANELLA (SI)
Dr. Andrea Boscu Bianchi Bandinelli
Tél: 0577/356879 – Fax: 0577/357075
Visites: guidées sur rendez-vous
Événements: 20-21-27-28 mai 2000: Visites de printemps de 10.00 à 13.00 et de 15.00 à 19.00 : ouverture au public de palais, jardins, églises, théâtres, musées répartis sur le territoire de la Toscane, moins connus, mais tout aussi riches d’histoire et de charme (organisées par la Région Toscane en collaboration avec l’Associazione Dimore Storiche Italiane)
À 5 kilomètres de Sienne, au sommet d’une colline couverte de vignobles, se trouve la villa de Geggiano, propriété de la famille Bianchi Bandinelli depuis 1527; restaurée entre 1780 et 1790, elle forme, avec le jardin qui l’entoure, un ensemble historique et paysager très rare.
Le jardin, orné de bouquets de cyprès séculaires, de haies de buis sculptées et de citronniers centenaires en pots, présente un théâtre de verdure caractéristique, pourvu de deux avant-scènes maçonnées de style baroque tardif ornées de statues (où Alfieri, ami de la famille, déclama certaines de ses tragédies), ainsi qu’un potager-jardin décoré selon l’art topiaire, avec un verger et un vivier en terrasse d’où l’on jouit d’un magnifique panorama sur la ville de Sienne.
La belle allée d’accès bordée d’arbres, plantée sur une partie de cyprès et sur une autre de chênes verts séculaires, pénètre dans le jardin par l’une des grilles qui ponctuent le mur d’enceinte garni de statues en terre cuite.
La villa, qui remonte au XIIIe siècle, conserve à l’intérieur une galerie d’entrée peinte à fresque en 1790 par Ignazio Moder, peintre itinérant tyrolien. Dans cinq autres pièces (« Saletta azzurra », « Camera di Vittorio Alfieri », « Salotto verde », « Camera del Cardinale », « Ciarlatorio ») est conservé intact le mobilier d’origine de style « vénitien rustique », dont les motifs ornementaux sont tirés des Carte di Francia ou des toiles de Jouy, elles aussi d’origine, qui tapissent les murs. À l’intérieur de l’édifice, mais avec un accès depuis le jardin, se trouve une petite chapelle consacrée, d’une facture remarquable.
VILLA GRABAU
Villa Grabau via Matraia, 29 - 55010 San Pancrazio (LU)
ND Francesca et NH Federico Grabau tél./fax: 0583-406098
Ouvert du 1er avril au 1er novembre tous les jours sauf le lundi et le mardi matin, de 10.00 à 13.00 / de 15.00 à 19.00. Ouvert toute l’année aux groupes sur rendez-vous. Prix d’entrée : L. 8.000 le jardin seul; L. 10.000 le jardin et la villa. L. 1000 de réduction pour les groupes. Entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés (hors groupes).
La Villa Grabau est située sur les pentes des collines de Lucques, au pied des monts Pizzorne, à environ 7 kilomètres au nord de Lucques. Elle représente assurément un admirable exemple d’architecture et de décoration du XIXe siècle. Son parc de neuf hectares compte parmi les plus intéressants de la Lucchesia, tant par sa forme que par la richesse et la rareté de ses espèces végétales. Son histoire commence au XVIe siècle, époque où la villa fut construite par la puissante famille Diodati.
Le parc, dans la zone du « Jardin à l’anglaise », était alors certainement formé d’espèces indigènes, qui forment aujourd’hui encore de vastes bosquets où l’on peut admirer des spécimens de dimensions remarquables de chênes pédonculés (Quercus robur), chênes verts (Quercus ilex), charmes (Carpinus betulus), tilleuls (Tilia plathyphyllos), érables champêtres et viornes lantanes, plantes typiques du jardin spontané.
Parmi les diverses espèces, il convient de mentionner aussi le « Michelia Figo », connu comme arbuste à bananes, et le tout aussi rare « Quercus Andleyensis », hybride stérile créé par l’homme et repéré dans la Lucchesia seulement dans ce parc. Témoignage du « Jardin Liberty », qui se répandit au début du XXe siècle, on remarque la présence de quelques palmiers, dont le majestueux spécimen de palmier éventail de Californie (Washington filifera) et le palmier-dattier des Canaries. Le tout est harmonieusement disposé de façon à laisser bien observer les différents styles de jardinage qui se sont succédé au fil du temps sans pour autant se superposer, en créant au contraire un parc bien proportionné et spectaculaire.
En 1868, la propriété fut achetée par le riche banquier allemand Rodolfo Schwartze pour son épouse Carolina Grabau, et passa ensuite par voie de succession aux propriétaires actuels, Francesca et Federico Grabau.
D’un grand intérêt et d’une grande élégance est le théâtre de verdure en buis, sur le côté ouest de la Villa : cette gracieuse scène pour les concerts et les représentations d’été fut créée vers le milieu du XIXe siècle selon la mode lancée par Élisa Baciocchi, sœur de Napoléon Bonaparte. Réalisé en buis taillé, il conserve la scène, légèrement surélevée par rapport au parterre, à laquelle on accède par deux escaliers latéraux symétriques en pierre qui mènent derrière les coulisses. Au centre de la scène, une niche ronde en buis dissimule la place réservée au « souffleur ».
Dans la partie haute du parc se trouve le « jardin à l’italienne » : il se présente comme un jardin en terrasses semi-ovale, animé par le tracé en perspective des hautes haies, qui forment comme un paravent à ondulations convexes, ponctué de statues féminines en marbre blanc. Ce jardin est symétrique dans presque tous ses détails, depuis les magnolias taillés en obélisque du premier niveau jusqu’aux pots de citronniers du deuxième.
Sur les deux fontaines centrales s’exhibent de magnifiques mascarons de bronze en forme de tête grotesque de satyre, qui remontent à la période du maniérisme florentin tardif et sont attribués à Piero Tacca (1577-1640). De la même période date la grande statue grotesque en pierre représentant une tortue qui soutient un dragon à tête humaine, avec au dos un mascaron de la bouche duquel sort une queue. D’une importance notable est l’orangerie, parmi les mieux conservées de Toscane, de grandes dimensions et utilisée aujourd’hui encore pour une collection rare et précieuse de 100 plantes dans leurs pots anciens, qui y sont rentrées en hiver.
GIARDINI DELLA LANDRIANA
GIARDINI DELLA LANDRIANA
VIA CAMPO DI CARNE, 51 - 00040 TOR SAN LORENZO- ARDEA (ROMA)
Donna Antonella Galarati Scotti
TÉL. 06/91014140 /68 76333 - 0347/ 3655270/ 0337-743075 - Fax: 06/6872839
La Landriana est ouverte au public pour des visites guidées le week-end, d’avril à octobre. Les visites ont lieu de 10:00 à 12:00 et de 3:00 à 6:00 de l’après-midi. (de 4:00 à 7:00 de l’après-midi en juillet et en août). Les groupes peuvent réserver n’importe quel jour de la semaine.
Les jardins de la Landriana s’étendent sur plus de 10 hectares au sein d’un grand domaine du littoral du Latium, près d’Ardea, à 40 kilomètres au sud de Rome. C’est Russel Page qui donna au lieu son premier dessin. Son empreinte resta déterminante, même si la propriétaire, Lavinia Taverna, au fil des années, agrandit et modifia beaucoup le jardin en y introduisant de remarquables collections de plantes : bruyères, hortensias, roses anciennes, hostas, céanothes et camélias. La particularité du jardin est d’être divisé en 30 « chambres », dont les plus importantes sont : la vallée des roses anciennes avec le lac, le jardin des orangers, le jardin des oliviers, l’allée blanche, la bordure grise, le pré bleu et le bassin espagnol.
Chaque saison offre son propre enchantement : narcisses et tulipes, cerisiers à fleurs, magnolias, échiums et céanothes au printemps, puis les roses, les géraniums, les hostas et les agapanthes ; plumbagos, daturas, passiflores et hibiscus au cœur de l’été ; enfin, au moment où les arbres revêtent les splendides couleurs de l’automne, les premiers camélias commencent à fleurir. Les jardins réguliers, avec leurs haies méticuleusement taillées, conservent quant à eux leur charme tout au long de l’année. La Landriana est un lieu romantique et plein d’agréables surprises pour qui, amoureux de la nature, de ses rythmes et de ses silences, ne demande qu’à passer agréablement une heure à admirer la beauté exclusive de plantes rares et communes qui se fondent ensemble pour créer une atmosphère de rêve, faite d’ombres, de nuances et de couleurs.
Au mois d’avril s’y tient une exposition-vente de jardinage, devenue désormais le rendez-vous pour trouver la plante insolite ou rare, le livre désiré ou un meuble de jardin particulier.
VILLA MARIGOLA
Villa Marigola
Viale Biagini - San Terenzo, Lerici (La Spezia)
Cassa di Risparmio della Spezia tél: (Mme Adele Marasi) 0187-773318 - fax: 0187-773595
Ouvert tous les jours, uniquement sur rendez-vous, 9:30 - 12:30 / 15:30 - 19:00
Villa Marigola, propriété de la Cassa di Risparmio della Spezia, se dresse, à demi cachée par un épais bois de chênes verts, au sommet d’un petit promontoire qui s’avance dans la mer, séparant les deux anses de Lerici et de San Terenzo. De là-haut, le regard embrasse en grand angle l’une des plus belles vues du golfe des Poètes.
La valeur paysagère est renforcée par la beauté singulière du lieu lui-même, à laquelle concourent l’orographie complexe, le manteau végétal varié, le parfum du maquis méditerranéen exalté par la brise marine.
Ce sont ces aspects qui confèrent à Marigola, dans le vaste ensemble des plus belles demeures italiennes, le caractère de « villa sur la mer », et qui, depuis plus de deux siècles déjà, ont attiré les propriétaires successifs, les hôtes et les visiteurs.
Le premier édifice, dont le plan d’origine est bien reconnaissable au profil harmonieux de la structure du XVIIIe siècle, fut construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par les marquis Ollandini comme maison de villégiature et donnait sur la grande terrasse qui accueillait, à la mode ligure, le « jardin des agrumes ». Les jardins de cédratiers, d’orangers, de chinottos et de citronniers faisaient l’émerveillement des voyageurs du « Grand Tour » qui parcouraient la Riviera. Tout autour, le domaine agricole descendait en pentes plantées de vignes et d’oliviers jusqu’à la plage et aux rochers.
Le littoral dépendant de la villa comprenait alors la « maison blanche », avec son portique léché par les vagues, dernier refuge terrestre du poète anglais Percy Bysshe Shelley, qui y séjourna avec sa femme Mary Godwin durant l’été 1822 et y trouva l’inspiration de ces vers :
“......and the scent of winged flowers, and the coolness of the hours of dew, and sweet warmth left by day, were scattered o’er the twinkling bay...”
Fragments, Lines Written in the bay of Lerici,
June 1822
Au cours du XIXe siècle, avec la diffusion de la mode des jardins à l’anglaise, une vaste partie des espaces verts de Marigola fut transformée en parc romantique, parcouru de sentiers qui se croisent et aboutissent soudain à des balcons et des fenêtres naturelles ouverts, avec une délectation voulue de l’effet de surprise, sur le château de Lerici, le bastion de San Terenzo, Portovenere et les îles.
Sous l’influence des nouveaux propriétaires, les marquis Alli Maccarani en 1836 et le banquier anglais Reginald Jenkin Pearse en 1888, la villa acquit une nouvelle vocation culturelle et internationale, attestée par la présence d’artistes et de diplomates : parmi les plus illustres, l’impératrice « Frédéric » d’Allemagne, fille aînée de la reine Victoria d’Angleterre, et le peintre suisse Arnold Böcklin, le plus grand représentant du symbolisme européen.
Précieux témoignage de cette époque, une partie du parc appelée « jardin de Böcklin », inspirée par l’artiste lui-même des thèmes poétiques de sa peinture : le « bois sacré » et le « mythe de Pan ». Dans les premières années du XXe siècle, Marigola accueillit longuement le dramaturge florentin Sem Benelli, qui y écrivit son œuvre la plus célèbre, « La cena delle beffe ». La physionomie actuelle de la villa et du jardin remonte à 1926, lorsque la propriété fut achetée par l’armateur de Lerici et sénateur du Royaume Giovanni Bibolini. L’architecte Franco Oliva, fondateur avec Ettore Cozzani de la revue « L’Eroica », réalisa le projet d’agrandissement de l’édifice et y fit passer les aspirations culturelles des premières décennies du siècle. Dans le même temps, sur la grande terrasse, à la place du jardin d’agrumes séculaire, furent tracées les géométries sinueuses du parterre à l’italienne.
L’héritage artistique et culturel de la villa Marigola a été recueilli par la Cassa di Risparmio della Spezia, qui s’emploie depuis 1979 à mettre en valeur ce joyau architectural et paysager.
LA MORTELLA
La Mortella, Forio, Île d’Ischia (Naples)
Lady Walton
Tél. et fax 081/986237
Ouvert le mardi, le jeudi, le samedi de 9.00 à 19.00/
Open Tuesdays, Thursdays and Saturdays from 9.00 to 19.00
En 1953, William et Susana Walton abordèrent l’île d’Ischia, près de Naples : lui, le grand compositeur anglais en quête d’un lieu solitaire où composer ; elle, jeune Argentine catapultée de son Amérique du Sud natale dans une aventure qui se prolongera au-delà de la mort de son mari, survenue en 1983. Tandis qu’il se consacre à sa musique, Lady Walton rend fertile et luxuriant ce que l’acteur Sir Laurence Olivier avait décrit comme une « carrière de pierre ». Le célèbre architecte paysagiste Russell Page aida à réaliser ce jardin exotique et luxuriant. Il le dessina en forme de L. Selon Russell, le thème du jardin, pour quelqu’un comme William, devait être la paix et l’unité, la sérénité et le silence. Tandis que le compositeur restait enfermé dans la maison, Lady Walton se consacrait à la création de son chef-d’œuvre. On ajouta trois fontaines et une épaisse paroi de palmiers, de cycadacées, d’aloès et d’agaves mexicains. Merveilleux sont les bassins enrichis de plantes de marais, et le bassin des nymphéas. Une collection de plantes exotiques riches en couleurs et en formes originales, dont beaucoup sont nées de graines rapportées d’Argentine par Lady Walton. En hiver, les camélias illuminent le jardin de leurs floraisons et de leurs parfums, de novembre jusqu’en mai. De leurs innombrables voyages à travers le monde, ils rapportèrent plantes et graines. L’œuvre du grand compositeur est présentée dans un musée, et la fondation s’attache à aider de jeunes compositeurs et musiciens. L’œuvre de Susana Walton est grandiose, entretenue avec amour et compétence : un jardin œuvre d’art. S’agissant d’un jardin botanique, voici quelques exemples d’espèces : Acacia Baileyana (purpurea), Acanthus, Agave sisalana, Aloe ferox, Aguilea alpina, Lotus berthelotii, Victoria amazonica, Butia capitata, Calliandra portoricensis, Camelia granthemiana, Pelonix regia, Hosta "big daddy", Nynphaea caerulea, Yucca.
OASI DI PORTO
Oasi di Porto - Fiumicino - Rome
Consorzio Oasi di Porto - Secrétariat: via Garibaldi, 31 - 00153 Roma tél: 06-5880880 - fax: 06-5880885 (Mme Anna Galanti)
Ouvert du 1er octobre au 31 mai. Visites guidées sur rendez-vous en chars à cheval
L’Oasi di Porto se trouve à l’embouchure du Tibre, à quelques kilomètres du centre de Rome. Le caractère unique du lieu tient à ses caractéristiques environnementales, avec une faune et une flore préservées, et à des références historiques et culturelles de première importance : le port de Trajan. Le centre de l’Oasi est le bassin artificiel, de forme hexagonale, qui reprend le tracé de l’ancien port de Trajan, voulu par l’empereur et relié au port préexistant de Claude, pour le trafic et le stockage des marchandises destinées à la ville de Rome. Le lac de Trajan a été réalisé dans les années 1920. Ce bassin sert à l’irrigation, au moyen d’un système complexe de canalisations, de quatre mille hectares de terres agricoles environnantes.
Le lac a une superficie de trente-trois hectares et il est alimenté par les eaux du Tibre au moyen d’un canal collecteur et d’une installation de pompage spécialement conçue qui règle le débit des eaux. Aujourd’hui, l’Oasi dans son ensemble constitue une halte pour diverses espèces d’oiseaux aquatiques migrateurs, tant de passage (au cours de leurs longues migrations entre les régions méditerranéennes et celles d’Europe du Nord où a lieu la nidification – migration printanière – et, inversement, automnale) que sédentaires.
On y rencontre en particulier, parmi les nombreuses espèces, des canards, des grèbes, des cormorans, des hérons, des bécassines, des goélands et des sternes. Ces variétés d’oiseaux trouvent refuge à l’intérieur de l’Oasi, où la tranquillité de leur habitat est garantie et protégée. Les espèces, nombreuses et variées (certaines réapparues depuis peu, comme l’échasse blanche), peuvent être observées (birdwatching) sans aucune perturbation en se postant à l’« étang des échassiers » et à la « maisonnette des canards ».
Le Consorzio organise des visites guidées en chars à cheval deux jours par semaine. Dans la zone, 130 espèces ont été identifiées à ce jour. La période idéale pour l’observation est la fin de l’automne et l’hiver.
Du point de vue paysager, l’Oasi est aussi un grand parc aux arbres monumentaux tels que le pin parasol, le platane, le chêne vert, le tilleul, le peuplier, le frêne et d’autres encore. Outre la conservation de richesses environnementales ayant aussi une dimension historique, le site revêt une signification particulière du fait de son insertion dans le cadre territorial de la campagne romaine. Il représente notamment une synthèse harmonieuse d’aspects historiques et naturels aux portes de la capitale et étonnamment proche de l’aéroport intercontinental de Fiumicino.
VILLA OLIVA – BUONVISI
VILLA OLIVA - BUONVISI
San Pancrazio di Lucca
Tél./Fax 0583/ 406 462
Ouvert au public tous les jours du 15 mars au 5 novembre
Pendant la période de fermeture, uniquement pour les groupes sur réservation
La villa de Lodovico Buonvisi a été construite vers 1500 par le célèbre sculpteur et architecte Matteo Civitali. Imposante est la loggia en pierre de Matraia (grès à liant siliceux), dont les colonnes sont taillées d’un seul bloc. C’est l’une des très rares villas lucquoises à loggia sur deux étages, et l’on y retrouve la caractéristique des deux salons superposés dans la partie centrale, qui vont du sud au nord.
La famille Buonvisi s’est éteinte vers le début du XIXe siècle, et la villa est ensuite passée entre les mains de divers propriétaires : des Buonvisi aux Montecatini, aux Poniatowsky (le prince Carlo Poniatowski est enterré dans la chapelle de la villa), aux Rosselmini Gualandi, au cardinal Maffi, au Piccolo Cottolengo, aux Paolozzi. La famille Oliva acheta la propriété aux Paolozzi et y fit d’importants travaux d’assainissement et de restauration. Au XVIIe siècle, la villa accueillit un consistoire réuni par son propriétaire, le cardinal Francesco Buonvisi, en présence du pape d’alors, Alexandre VII Chigi Della Rovere, et des cardinaux de l’époque. Au nord, outre l’amphithéâtre de chênes verts, se trouve un grottesco avec des jeux d’eau, des statues et des vases de marbre.
Le parc, au sud de la villa, s’étend sur trois niveaux de terrain ; au niveau central se trouve une allée de cyprès qui mène à la grille principale, ornée de mascarons et de moulures architecturales. Au même niveau se trouve le bassin dit « delle cascatelle » (des petites cascades), avec des bas-reliefs et quelques statues en terre cuite. À proximité s’étend une zone appelée Coffee House, avec une table en pierre, des bancs et des chênes verts. Au niveau le plus élevé se trouvent quelques bassins avec des poissons rouges et des jets d’eau, le bosquet de chênes verts, l’orangerie où l’on remise en hiver les citronniers en pots qui ornent les allées, le court de tennis et de nombreux arbres encadrant les grandes pelouses.
Il y a aussi une zone avec des serres vitrées pour les plantes ornementales, les fleurs et le potager. Au niveau le plus bas se trouvaient une piste de galop (bordée de poiriers pour délimiter les parcours) et un Hortus Conclusus. Il y a actuellement une plantation d’eucalyptus. On trouve encore une galerie de charmes parallèle à l’allée principale. Le parc de la villa compte de nombreuses plantes assez rares, comme le Gingo biloba, le camphrier, l’Olea fragrans, la Felloia, le Cidrus triptera, des cèdres du Liban, des Callicantus, des chênes verts, des grenadiers, des Crategus, des sapins, etc. Les fontaines les plus importantes sont celles de la « sirène », de « l’abondance » et des « cascatelle », ainsi que le grottesco aux jeux d’eau qui fait face à la loggia.
Trois grilles d’entrée présentent elles aussi d’agréables caractéristiques architecturales et des statues de pierre représentant des chiens. Outre le bosquet de chênes verts proche de l’orangerie, il y a un bosquet au-delà du tennis et une sapinière au-delà du grottesco. Tout le parc est entouré d’un mur d’enceinte et mesure environ 5 hectares. D’une grande valeur artistique est aussi l’écurie des Buonvisi, liée à une singulière légende : le pari de Buonvisi avec le roi de France Louis XIV. Buonvisi soutenait que l’écurie de San Pancrazio était plus belle qu’une célèbre salle du château de Versailles. Intrigué, le roi envoya un de ses ambassadeurs pour vérifier la véracité des paroles de Buonvisi. Arrivé sur place, celui-ci trouva les murs de l’écurie entièrement tapissés de pièces d’or à l’effigie du Roi-Soleil. Ainsi l’ambassadeur, devant tant de splendeur dorée et devant l’image de son roi, ne put que reconnaître que Buonvisi avait gagné son pari.
VILLA PALLAVICINO
Parco Villa Pallavicino, Stresa (Verbania)
Prince Domenico Pallavicino
Tél. 0323/32407 0323/31533
De 9.00 à 18.00
La Villa prit forme au milieu du XIXe siècle par la volonté de Ruggero Borghi (ami de Manzoni et de Rosmini). Par la suite, le nouveau propriétaire, le duc de Villambrosa, agrandit la Villa et fit planter des groupes d’arbres alors presque inconnus en Italie (lyriodendron tulypifera et séquoias).
Ensuite la Villa (1862) passa aux marquis Pallavicino, qui enrichirent le parc de serres et tracèrent les allées qui ont aujourd’hui un développement de 7 km. env. La Villa elle aussi fut complétée par des décorations tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, atteignant ainsi son imposant aspect actuel.
Le parc s’étend sur environ 150.000 m². dont la végétation, qui constitue l’un de ses principaux attraits, se compose principalement de châtaigniers séculaires, hêtres pourpres, érables de toutes variétés, mélèzes, chênes, platanes, magnolias et majestueux séquoias. Le superbe cèdre du Liban qui compose la perspective du parc devant la Villa mérite une mention à part.
Le parc abrite de nombreuses espèces animales, dont des lamas, chèvres du Tibet, daims, zèbres, kangourous et de nombreuses variétés d’oiseaux, parmi lesquels des flamants, cigognes, ainsi que des calaos et des perroquets.
Dans la zone du petit lac nagent des otaries.
Dans les serres sont cultivées des plantes exotiques et ornementales; cette année a été ouvert au public le « parcours nature », très intéressant d’un point de vue pédagogique.
Un intérêt particulier est offert par la présence de statues disséminées en divers endroits du parc. Les arcs couverts de roses, les petits lacs avec leurs fontaines à jet complètent le parc.
Modalités d’ouverture: Entrée du parc zoologique: Via Sempione sud, 4 Horaires d’ouverture au public: de 9 h à 18 h (sans interruption) du 19 mars au 30 octobre.
PALAZZO PATRIZI-CASTEL GIULIANO
PALAZZO PATRIZI, CASTEL GIULIANO
00062 BRACCIANO (ROMA)
Marquise Umberta Patrizi
Tél: 06/9987399 – Fax: 06/99802530
Visites de groupes uniquement sur réservation
Événements: 20-21 mai 2000: Fête des roses
Plongé dans un parc séculaire plein de charme au pied des monts de la Tolfa, se dresse Castel Giuliano, ancien établissement étrusque et romain, devenu propriété des Patrizi à partir de 1546.
De longues et minutieuses restaurations menées par les propriétaires actuels, ont rendu aux anciens bâtiments et au parc qui les entoure leur splendeur depuis longtemps oubliée.
Le parc, qui s’étend sur de vastes terrasses engazonnées descendant en pente douce, est le fruit d’une fusion harmonieuse entre une végétation intacte et une recherche botanique et paysagère, dans un savant jeu de tons et de couleurs : herbes aromatiques et buissons fleuris sont dominés par des pins maritimes, des chênes, des cèdres du Liban centenaires, qui accentuent le contraste entre la nature spontanée et celle conçue par l’homme. De nombreuses tombes étrusques et des vestiges de murs romains recouverts de fougères et de lichens s’offrent au regard du visiteur attentif.
Le véritable joyau du jardin est l’extraordinaire collection de roses pour laquelle la marquise Umberta Patrizi nourrit depuis des années une vraie passion. Castel Giuliano est en effet considéré comme l’une des plus importantes roseraies privées d’Italie (chaque année, en mai, s’y tient la célèbre fête des roses) : des centaines de roses anciennes grimpent sur les vieux murs du château, dont elles adoucissent les formes, tandis que d’autres espèces arbustives emplissent de grands espaces aux côtés des digitales, des myrtes et des céanothes bleus.
RIZZARDI – GIARDINO DI POJEGA - NEGRAR DI VALPOLICELLA
VILLA RIZZARDI – GIARDINO DI POJEGA – NEGRAR DI VALPOLICELLA
Comtesse Guerrieri Rizzardi - Fax: 045/7210704
Dans la région de la Valpolicella, connue et appréciée depuis des siècles pour ses vins, au centre de son vignoble de Pojega, le comte Antonio Rizzardi chargea en 1783 l’architecte Luigi Trezza de créer un jardin qui s’inspirât le plus possible des canons de Poliphile. On lui doit d’avoir su concilier le jardin de la grande tradition italienne, spectaculaire et formel, avec le jardin romantique, faisant ainsi de Pojega « l’un des derniers jardins dessinés pour être un jardin à l’italienne » (G. Masson).
S’étendant sur une superficie de 30 000 mètres carrés, le jardin se développe sur trois niveaux différents et parallèles entre eux ; dans un appendice semi-circulaire a été aménagé un théâtre de verdure, dont les gradins, aux proportions parfaites, sont formés de haies de buis et de cyprès, tandis que les niches de l’amphithéâtre, qui abritent des statues représentant divers personnages mythologiques de la comédie et de la tragédie grecques, ont été taillées dans la charmille.
Depuis le théâtre, à travers une colonnade de cyprès savamment taillés, on entrevoit les citronnières qui donnent sur les parterres de buis, quelques marches au-dessus du petit lac. Le niveau supérieur du jardin abrite en revanche un bosquet de charmes, de chênes verts, d’ifs, d’érables et de palmiers nains (Trachycarpus fortunei), peuplé d’animaux de pierre de Muttoni. Parmi les arbres apparaît soudain un ravissant petit temple circulaire, coiffé d’une coupole de verdure formée par les charmes, avec des ouvertures sur la verdure entre une statue et l’autre.
ABBAZIA DI S. GEROLAMO DELLA CERVARA
LUNGOMARE ROSSETTI – 16034 S. MARGHERITA LIGURE (GE)
M.. GianEnrico Mappelli
Tél: 0185/293139 – Fax: 0185 – 291270
Visites sur réservation le premier et le troisième dimanche du mois
Départs des visites guidées: à 10.00-11.00-12.00 du 1er octobre au 15 avril; à 17.00-18.00-19.00 du 16 avril au 30 septembre
Possibilité d’effectuer des visites guidées n’importe quel jour de la semaine en réservant au moins 15 jours à l’avance, au numéro vert: 800-652 110 (assuré par la coopérative Arti & Mestieri, via F. Pozzo, 21/2, Gênes – Tél. : 010311269 – Fax : 0103622329)
Possibilité de visite avec restauration, assurée par l’Hotel Splendido de Portofino (Tél. : 0185/293139)
Située en position stratégique, au sommet d’un promontoire rocheux qui domine le golfe du Tigullio, elle naquit comme monastère bénédictin en 1364 ; elle connut des périodes de gloire et de puissance, marquées par la présence de grands protagonistes de l’histoire européenne, alternant avec des moments d’abandon et de désolation. Elle accueillit de grands personnages de l’histoire européenne : de Pétrarque à sainte Catherine de Sienne, d’Andrea Doria à François Ier de Valois, qui y fut retenu prisonnier, aux papes Grégoire XI, Urbain VI, Pie VII, jusqu’à Maximilien d’Autriche et Guglielmo Marconi. Le complexe fut acquis en 1868 par le marquis Durazzo, qui en remit en valeur l’intérêt historique et monumental en restaurant la partie des jardins. La Cervara présente aujourd’hui l’unique jardin monumental à l’italienne de Ligurie, à pic sur la mer, avec une vue superbe sur toute la côte ligure du Levant. Des haies de buis taillées selon l’ars topiaria, en gradins et en rangées, des fontaines du XVIe siècle, des plantes de grande valeur botanique telles que le poivrier ou les rares câpriers roses y alternent avec d’agréables pergolas de vigne ou ombragées de Bougainvillea. Méritent une attention particulière l’imposante glycine cinq fois centenaire et le berceau aux piliers couverts du très parfumé Rhychospermum jasminoides. Dans la partie haute, on achève l’« Orto dei Semplici », avec ses plantes médicinales et aromatiques, qui, avec l’« Orto delle Esperidi », riche de diverses variétés d’agrumes, fera revivre les cultures bénédictines.
SAN LIBERATO
San Liberato est avant tout une église romane d’une beauté simple et mélancolique, enserrée dans un antique bois de châtaigniers qui borde le parc. Liquidambar, parrotia, liriodendron, camélias, cinnamomum, des bambous partout, la vue plongeante, sans cesse changeante, sur le, lac volcanique de Bracciano, aux environs de Rome.
Dix longues années de dévouement assidu et de travail créatif, un dialogue constant avec la nature ont permis à Donato et Maria Sanminiatelli et, surtout, à l’œil du grand architecte paysagiste Russel Page, de donner vie à un rêve et de l’offrir aux autres. « Je ne connais aucun jardin qui exhale autant de magie que San Liberato », disait-il.
Arbres et feuillages ponctuent les grandes étendues de pelouse ombragée, où d’autres jardins se dissimulent puis se révèlent. Roses et clématites étreignant tendrement les oliviers, cistes et lavandes, feuillages argentés, grandeur, ombre et lumière, chants d’oiseaux, cerfs qui s’enfuient et profusion de fleurs dissipent toute inquiétude. San Liberato est une roseraie, ou plutôt une galerie de roses de toutes nuances, interrompue en son centre par une fontaine de pierre, pépinière et demeure des nénuphars et des grenouilles.
On tombe instantanément et éperdument amoureux de San Liberato.
Les anciens le savaient, Page le savait, les propriétaires le savent, et les voyageurs, les pèlerins curieux, les amoureux, et les nombreuses plantes qui protègent son secret, le perçoivent. Sa valeur tient à ce qu’il a su préserver intacts l’esprit et la vision de son créateur.
« C’est un havre de paix », disait quelqu’un l’autre jour, ou peut-être était-ce il y a quelques années. Qui sait ? Une seule chose est certaine : c’est de nouveau le printemps à San Liberato. Les magnolias dénudés se parent à nouveau de fleurs.
Ce qui était autrefois un plateau dominant le lac de Bracciano, sur lequel ne s’élevait qu’une église entourée de champs cultivés, est aujourd’hui un ensemble architectural caractérisé par l’un des jardins botaniques les plus spectaculaires, parfaitement intégré à la nature environnante.
Dans la vaste étendue du parc, délimité par un bois de châtaigniers séculaire, on peut admirer des arbres majestueux (érables du Canada, cerisiers du Japon, sapins d’Espagne, Liquidambar styraciflua, Liriodendron tulipifera, camphriers, magnolias exotiques, Metasequoia glyptostroboides, l’insolite Pinus montezuma, le magnifique noyer noir), une grande roseraie avec en son centre une fontaine de pierre riche en nymphéas, et l’« Orto dei Semplici », situé à côté de l’église San Liberato, qui s’enorgueillit du plus ancien campanile du Latium ; méritent également l’attention l’esplanade devant la maison, bordée de haies de laurier et de chêne vert, l’allée des magnolias à l’ombre de laquelle poussent bergénias et hostas, et le jardin de la piscine, magnifique dans sa simplicité.
C’est grâce au dévouement actif et au travail créatif du comte Donato Sanminiatelli et de son épouse Maria Odescalchi, et surtout au talent du grand architecte paysagiste Russel Page, que « San Liberato est un jardin qui exhale la magie, qui accueille, retient et réduit au silence, dans la splendeur de la quiétude, quiconque l’approche ».
LA SCARZUOLA
LA SCARZUOLA
05010 Montegabbione - TR
Tél. /Fax 0763/ 837463
Ouvert toute l’année sur réservation. Visites guidées pour groupes
Saint François d’Assise fonda le couvent de la Scarzuola en 1218 ; il y planta un buisson de laurier et de roses et y fit jaillir une source pour laquelle les gens nourrissent encore une grande dévotion. Le couvent doit son nom à la quantité de scarza, plante palustre, avec laquelle le Séraphique se construisit une cabane. Il conserve dans l’abside de l’église une fresque de la première moitié du XIIIe siècle, l’un des premiers portraits du saint en lévitation.
En 1956, le complexe conventuel fut acquis et restauré par l’architecte Tomaso Buzzi (1900 - 1991), traditionnellement rangé parmi les architectes milanais du XXe siècle, qui conçut et édifia de 1958 à 1978, à côté du couvent, sa Cité idéale, conçue comme une machine théâtrale.
La cité buzzienne comprend un ensemble de 7 théâtres. Le point culminant de la représentation est l’Acropole, montagne d’édifices qui, creuse à l’intérieur et divisée en nombreux compartiments comme une termitière, comprend une série très serrée d’unités. Entassés et superposés, montés les uns dans les autres, les archétypes affleurent, révélant de multiples perspectives. Une relation de type initiatique s’établit entre le couvent (cité sacrée) et les bâtiments du théâtre (cité profane), surchargés de symboles et de secrets, de références et de citations.
Le style qui interprète le mieux sa licence est le néo-maniérisme, qu’il identifie dans l’usage d’escaliers et de petits escaliers dans toutes les directions, l’allongement des membres architecturaux, la variété des manières rustiques, quelques monstres, des disproportions voulues de certaines parties, des statues végétales à la manière d’Arcimboldo, non sans un rappel de l’architecture de Caron, des entassements d’édifices et de monuments, qui atteint une sorte de surréalisme, quelque chose de labyrinthique poussé à l’excès, d’évocateur, de sinueux, d’anthropomorphique, de géométrique, d’astronomique, de magique, de songe de Poliphile.
VILLA TRISSINO MARZOTTO
Jardin de la Villa Trissino Marzotto, Trissino (Vicence)
Comte Giannino Marzotto
Fax 045/962090
Visites guidées sur rendez-vous
Construit autour d’une ruine romaine, il est attesté pour la première fois en 1001. Aménagé en jardin au XVe siècle, il trouve sa forme définitive au XVIIIe siècle grâce à l’œuvre de Muttoni, complétée par Frigimelica et par l’architecte Dal Pozzo. Deux villas du XVIIIe siècle : la villa supérieure, des Trissino de la branche Baston, et la villa inférieure, des Trissino de la branche royale (détruite par un incendie à la fin du XVIIIe siècle, reconstruite dans un style différent puis de nouveau incendiée le 13 juin 1841). Le parc, d’environ 20 hectares, est divisé en zones de jardin à l’italienne avec haies, parterres, terrasses et allées agrémentées d’éléments végétaux taillés en topiaire. L’ensemble se caractérise par des zones boisées et des prairies ouvertes, avec des groupes d’arbres ou des sujets isolés d’un grand effet sur le paysage, qui relient harmonieusement entre eux les jardins à l’italienne entourant les bâtiments des deux villas. Une grande partie des arbres de grandes dimensions a plus de deux cents ans. Les plus de 100 statues qui ornent le jardin sont d’Orazio Marinali – ou de son école – et de Giacomo Cassetti et de ses aides, et furent réalisées dans la première moitié du XVIIIe siècle. La villa supérieure se caractérise par une vaste « prairie verte » ornée de statues et ceinte de portails et de murs au-dessus desquels se trouve le « manège ». De là, on descend vers la longue allée des cèdres qui se termine par le « parterre » de Muttoni. Devant la villa inférieure (la maison brûlée) descend un bel escalier double qui conduit à la grande fontaine octogonale d’environ 1500 m³ d’eau, ornée de statues. Parmi les inventions les plus fantaisistes du XVIIIe siècle vénitien figurent les nombreuses grilles en fer forgé du jardin ; le portail d’entrée de la villa inférieure est attribué à Frigimelica. L’ensemble de la propriété, abandonnée et dévastée, fut acquis en 1950 par le comte Giannino Marzotto, qui a pourvu à la consolidation, à la restauration et à l’embellissement de la villa supérieure (aujourd’hui habitée), de ses dépendances et du parc.
VILLA TRITONE
VILLA TRITONE
Rita et Mariano Pane via Marina Grande, 5 - 80067 SORRENTO (NA)
Tél: 06/ 68 65 152 - Fax: 06/ 68 73 796
Ouvert toute l’année, uniquement pour les groupes, sur rendez-vous.
À pic au-dessus de l’un des golfes les plus célèbres et les plus beaux, à Sorrente, dont le nom évoque les Sirènes enchanteresses, se trouve un jardin protégé par un mur percé de fenêtres géminées, qui renferme un monde de présences antiques. C’est ici qu’Agrippa Postumus, petit-fils d’Auguste, construisit sa fastueuse demeure, l’embellissant de marbres rares provenant des provinces les plus lointaines de l’Empire et y collectionnant de précieuses œuvres d’art grecques et égyptiennes. Ovide y vint un jour, accompagnant Julie à une inquiétante rencontre. Le raz-de-marée qui suivit l’éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C. recouvrit le lieu d’eau d’abord, puis d’oubli, jusqu’au Moyen Âge.
Après ce long sommeil, un couvent de moniales cloîtrées fut construit au XIIIe siècle sur les ruines de l’antique demeure. En 1558, les terribles Sarrasins saccagèrent le lieu et la vertu de ses habitantes. Quelques années plus tard, le couvent, reconstruit par les pères dominicains, devint un lieu de pèlerinage pour le poète de La Jérusalem délivrée, le Tasse. À la fin du XIXe siècle, le baron calabrais Labonia entreprit l’architecture du jardin sur les roches grises, l’éperon de tuf qui le soutient.
Au début du XXe siècle, l’extravagant William Waldorf Astor ajouta des parcours dignes d’un jardin enchanté et une collection de plantes exotiques qui ne tardèrent pas à s’acclimater. Aux vestiges de la villa romaine s’adaptèrent à merveille, et s’accordent encore aujourd’hui, des palmiers rares, des cycadacées, des Nolina centenaires, de monumentaux Strelitzia alba, un vieil exemplaire d’Encephalartos. De 1943 à 1945, la maison accueillit Benedetto Croce, qui y écrivit le journal de ces années tourmentées, qu’il intitula Quando l’Italia era tagliata in due.
Depuis le début des années soixante-dix, les propriétaires actuels, Rita et Mariano Pane, veillent avec soin et amour sur ce patrimoine d’art et de nature.
CASTELLO DI VIGNANELLO
Castello di Vignanello, Viterbo
Donna Claudia Ruspoli
Tél. 0761/755338
Ouvert le dimanche et sur rendez-vous/
Open on Sundays and on appointment
En 853, alors que Vignanello faisait partie des États pontificaux, la forteresse fut édifiée par les moines bénédictins. La première feudataire de Vignanello fut Beatrice Farnese, en 1531. En 1536, à la mort de Beatrice, le pape Paul III Farnèse confirma la succession à sa fille Ortensia, épouse de Sforza Marescotti. Le château fut transformé selon les schémas architecturaux gibelins, sur un dessin de Sangallo. Le château est aujourd’hui tel que le voulut en 1610 Ottavia Orsini, épouse de Marc’Antonio Marescotti et fille de Vicino Orsini, créateur du saisissant jardin de Bomarzo.
En 1704, le château prit le nom de Ruspoli, avec l’obligation de transmettre ce nom. Aujourd’hui encore, il est la résidence d’été des descendants de la famille Ruspoli. Ce jardin doit être considéré comme l’un des plus beaux parterres existant en Italie. Bien que créé au XVIIe siècle, il a conservé jusqu’à nos jours sa structure d’origine : l’espace parfaitement rectangulaire est traversé par quatre allées et divisé en douze parterres de buis alignés, carrés et compacts. Le jardin a la netteté et la perfection d’un dessin géométrique ; au centre de l’esplanade repose un grand bassin entouré de quatre arcs de balustrades. À l’origine, la sauge et le romarin dessinaient les lignes géométriques : aujourd’hui, c’est le buis qui scande ces géométries historiques.
La châtelaine Ottavia a laissé une trace indélébile de son amour pour ce jardin : la gravure de ses initiales et de celles de ses deux fils, Sforza et Galeazzo, qui permet de dater avec certitude la naissance du jardin. L’élégance et la beauté raffinée du jardin reflètent le style et la mode de la Renaissance italienne. Malgré les profonds changements de style, notamment vers la fin du XVIIIe siècle avec les « broderies à la française », le jardin est resté intact. La Renaissance de la Renaissance
JARDINS DE LA RENAISSANCE, LEUR GENÈSE, SURVIE ET RENOUVEAU 1400-2000 Le projet, qui fait partie du programme Raffaello de la Communauté européenne, tire son nom de « Barcho », ancienne façon de désigner les parcs des châteaux de la Renaissance et leurs terres environnantes.
Le projet consiste à restaurer trois jardins européens de la Renaissance, avec des travaux qui se dérouleront du 1er mars au 30 septembre 1999. Les trois participants sont les suivants :
Château d’Ambleville, Ambleville, France; Huis Beeckestijn, Velsen-Zuid, Hollande; Castello Ruspoli, Vignanello, Italia.
Ensemble, les trois jardins retracent un parfait développement du jardin de la Renaissance, depuis ses origines (Castello Ruspoli), à sa survie (Huis Beeckesffin) jusqu’à son renouveau aux XIXe et XXe siècles (Huis Beeckestijn), reflétant ainsi une tradition européenne à travers l’art du jardin dans ses différents aspects et ses différentes formes, sept siècles d’histoire.
Le projet « La Renaissance de la Renaissance » comprend aussi, pour des étudiants européens, une série de cours de formation pratique et théorique qui se dérouleront dans les trois jardins. Le but est de sensibiliser les participants à la restauration des jardins historiques, en référence à la période de la Renaissance, et d’offrir une vision plus large de la conservation et de la restauration.
Un symposium international sera organisé au Castello Ruspoli à Vignanello sur les travaux réalisés pour le projet « Barcho », du 7 au 9 septembre, 1999.
Consultants :
Eurotec Consulting, Bruxelles
Chef de projet: Joke van der Aar, Velsen, Hollande
Coordinateur scientifique: Wim Meulerkamp et Theo Wit, Olanda.
Participants :
Château d’Ambleville, Ambleville. Propriétaire: Stephanie, marquise de Villefranche.
Huis Beeckestijn, Velsen-Zuid. Propriétaire: Commune de Velsen.
Castello Ruspoli, Vignanello. Propriétaires: Donna Claudia et Donna Giada Ruspoli.