Florence
Texte tiré du: « Nuovo Dizionario Geografico Universale », œuvre originale italienne d’une société de savants, Venise, 1828.
FLORENCE, Florentiae, grande, belle et antique ville d’Italie, capitale du grand-duché de Toscane, située à peu de distance des pentes de l’Apennin, dans une plaine fertile et riante, entourée d’agréables collines toutes parsemées de villas et de châteaux, et située sur l’Arno, qui la divise en deux parties inégales et que l’on traverse sur quatre ponts, parmi lesquels on admire, pour son élégante architecture, celui dit de Santa Trinita. Elle est de forme presque ovale, ceinte de murs, avec un château dit de San Giovanni Battista. Il y a aussi le fort San Giorgio, situé dans la partie montueuse de la ville, qu’il domine tout entière, et appelé Belvédère, lequel fort communique par une porte secrète avec le jardin royal dit de Boboli. La ville a environ 2 lieues de circonférence, et elle est distante de 18 lieues O.S.O. de Livourne, de 20 lieues S.O. de Bologne et de 55 lieues N.N.O. de Rome, Lat. N. 43° 46'46'' ; long. E. 8° 55' 38'' ; prise à la cathédrale. Florence, que le monde entier s’accorde à nommer la Belle, est la résidence du grand-duc et de la famille royale, qui habite le magnifique palais dit des Pitti, du nom de Luca Pitti, opulent citoyen qui le fit bâtir. Elle est le siège d’un archevêque, qui est le métropolitain de la Toscane, des secrétaireries civiles et militaires, de toutes les directions administratives des Finances et de tous les tribunaux, d’un conseil suprême de dernier appel pour tout l’État, d’une rote civile pour l’arrondissement florentin et d’une rote criminelle pour toute la Toscane, à l’exception de la province inférieure de Sienne. Les rues de cette ville sont pour la plupart larges, droites et bien pavées ; le Lungarno, du côté du midi, depuis le Ponte Vecchio jusqu’à celui de la Carraja, est très beau. Ses édifices sont beaux et somptueux, et une riche quantité d’excellentes peintures et sculptures ornent non seulement les bâtiments et les établissements publics, mais aussi les maisons des particuliers.
Parmi les premiers mérite d’être nommée l’église métropolitaine ou Santa Maria del Fiore, édifice qui surpasse en mérite tous les autres de la ville et qui, par sa magnificence, atteste les temps heureux de la république sous laquelle il fut élevé. En 1294, la construction en fut confiée à Arnolfo di Lapo, à la place de l’église plus ancienne dédiée à sainte Réparate. Outre Arnolfo, dirigèrent cet édifice, vraiment somptueux, Giotto, Taddeo Gaddi et l’Orgagna, et Filippo di ser Brunellesco acheva l’ouvrage en imaginant cette très gracieuse coupole qui n’a peut-être pas d’égale au monde. Ce temple magnifique, tout incrusté de marbres de couleurs variées, mesure 22,118 brasses carrées. L’Art de la laine pourvut aux frais de sa construction, qui dura 166 ans, avec quelques interruptions. La largeur intérieure de l’église est de 67 brasses, et elle en a 257 de longueur. La coupole, du pavement de l’église à la lanterne, mesure 154 brasses ; le petit temple de la lanterne est haut de 36 brasses, la boule de 4 et la croix de 8. Ce temple est enrichi à l’intérieur de peintures, de statues et de bas-reliefs, spécialement le chœur, tout de marbre, et il est orné à l’extérieur, au-dessus des portes, de statues et de mosaïques. Il est desservi par un clergé nombreux, composé de chanoines, parmi lesquels se trouvent quelques dignitaires, de chapelains et de clercs. On y admire la superbe urne qui renferme les cendres du glorieux évêque saint Zénobe, sculptée magistralement en bronze par
par Lorenzo Ghiberti. À côté du temple s’élève la magnifique tour bâtie par Taddeo Gaddi sur le dessin de son maître Giotto. Isolée de toutes parts, elle a 144 brasses de hauteur et 100 de tour, et elle est magnifiquement incrustée de marbres de diverses couleurs et enrichie de statues et de bas-reliefs des meilleurs artistes de son temps. On commença les fondations de cette masse magnifique en 1334. San Giovanni, baptistère de la ville, est un très ancien temple isolé, de forme octogonale, qui fut, prétendent certains, un antique temple de Mars. En 1293, l’Art des marchands le fit incruster extérieurement de marbres à ses frais, sur le dessin d’Arnolfo di Lapo. À l’intérieur, il est orné de 16 colonnes de granit qui soutiennent une terrasse dont les parapets, ainsi que la voûte, sont couverts de mosaïques, ouvrage estimé d’anciens artistes toscans. On y admire le magnifique tombeau (œuvre de Donatello) du Napolitain Baldassare Coscia, jadis Jean XXIII, souverain pontife, qui, ayant renoncé à cette sublime dignité pour donner la paix à l’Église, mourut en simple particulier à Florence. L’église est ornée à l’extérieur de statues, et elle a 3 portes de bronze d’une merveilleuse beauté. Celle du côté du midi est d’Andrea Pisano ; les deux autres sont de Lorenzo Ghiberti et représentent diverses histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament. Celle du milieu est si belle que le divin Michel-Ange avait coutume de dire qu’elle était digne de fermer le paradis. De part et d’autre de cette porte se dressent deux colonnes de porphyre, données aux Florentins par les Pisans lorsqu’ils revinrent de la conquête des îles Baléares. Il existe dans cette église un ancien gnomon décrit par le célèbre père Ximenes. La fondation de l’insigne basilique de San Lorenzo remonte à la plus
reculée antiquité, puisqu’elle fut consacrée par saint Ambroise. Elle fut plusieurs fois restaurée, jusqu’à ce qu’en 1423, l’église ayant été réduite en cendres par un incendie, Cosme de Médicis en confiât à Brunellesco la reconstruction dans sa forme actuelle. Elle est toute de macigno et contient des objets d’art très précieux. Elle est longue de 144 brasses et large de 36, et elle a trois nefs, chacune de 60 brasses de longueur. À cette église est jointe la chapelle dite des Dépôts, où se trouvaient les cendres des souverains Médicis, déposées maintenant dans les souterrains. Elle est de l’architecture de Michel-Ange, et sont aussi de sa main les sublimes et merveilleuses statues qui l’ornent. Le grand-duc Ferdinand III, de toujours vénérée mémoire, y est enseveli, pour être ensuite transporté dans la célèbre chapelle des Médicis, que l’on achève actuellement, située derrière le chœur, et qui, par sa magnificence et sa richesse, peut être dite sans égale. Elle est entièrement incrustée de pierres dures et, outre le tombeau de Ferdinand III, contient ceux de six grands-ducs de la maison de Médicis. Le chevalier Pietro Benvenuti a reçu du grand-duc régnant la charge de peindre la coupole de cette célèbre chapelle. Annexée à ce beau temple se trouve la célèbre bibliothèque Médicéo-Laurentienne, qui contient les manuscrits en langues orientales, grecs, latins et italiens, rassemblés par la magnificence des Médicis et des autres grands-ducs.
de la bibliothèque est du dessin de Michel-Ange ; et l’on y joint présentement une nouvelle salle pour y placer la bibliothèque de premières éditions recueillie par le comte Angelo d’Elci et généreusement donnée par lui à sa patrie. La première pierre de la grande église et du couvent de Santa Croce des PP. Conventuels fut posée en 1294, sur le dessin d’Arnolfo di Lapo, autre témoignage de la piété et de la magnificence des Florentins ; il semble même impossible qu’un petit nombre de marchands ait pu ériger en même temps tant d’édifices grandioses et beaux. Cet édifice sacré, que l’on peut à bon droit appeler le panthéon florentin, fut restauré et embelli en 1566, sous la direction du chev. Giorgio Vasari. Il a un grand nombre d’autels, tous ornés de tableaux des plus célèbres peintres de l’école florentine, à commencer par Giotto. Le couvent, la sacristie et d’autres bâtiments annexes contiennent un grand nombre de belles peintures et sculptures anciennes et modernes. Dans cette église, on admire entre autres les mausolées de Leonardo Aretino, de Michel-Ange Buonarroti, de Galilée, de Machiavel, d’Alfieri, de Filicaja, du naturaliste Micheli et d’autres hommes célèbres, et l’on y placera très prochainement un monument grandiose au sublime poète Dante Alighieri, qu’exécute actuellement le sculpteur Stefano Ricci. Devant cette église s’étend une belle place, avec une fontaine, où dans les temps anciens se jouait le jeu du Calcio. La superbe église des Dominicains, Santa Maria Novella, fut commencée en 1221 sous la direction de fra Ristoro da Campi, fra Sisto et fra Giovanni, frères convers du couvent attenant du même nom. La façade est du dessin de Leon Battista Alberti. On y voit deux monuments astronomiques exécutés sous la direction du père E. Danti, religieux de ce couvent, qui, à l’égal de l’église, abonde en
très beaux monuments des beaux-arts. Le premier abrite une célèbre fonderie, et l’église donne sur deux places : la Nuova, où se court la course des Cocchi, à laquelle servent de bornes les 2 aiguilles de marbre, et l’autre, latérale, dite la piazza Vecchia. La magnifique église de Santo Spirito des Augustins a trois nefs, avec le maître-autel et le chœur au milieu. Elle est exécutée sur le dessin de Brunellesco, a un maître-autel et un chœur au milieu, et elle est ornée de statues et de bronzes. Cette église et un couvent donnent sur une belle place pourvue d’une fontaine. La grandiose et riche église de la Santissima Annunziata, avec le couvent des PP. Servites, est entièrement incrustée de marbres et de stucs dorés, et contient une quantité de très beaux tableaux et de statues. Sa coupole, très bel ouvrage du Volterrano, la rend fort gracieuse. On vénère dans cette église l’image de la B. V. de l’Annonciation, objet d’une dévotion particulière du peuple florentin. Sa chapelle fut, par la piété des grands-ducs Médicis, entièrement incrustée de pierres dures, et on la voit enrichie d’un superbe autel d’argent et de nombreux candélabres, chandeliers et lampes du même métal, le tout offert par la piété des fidèles. Le cloître, qui sert d’entrée à l’église, est orné de superbes lunettes peintes à fresque par Andrea del Sarto, que l’on juge comme un chef-d’œuvre de l’art.
La place, ornée de trois beaux portiques, dans l’un desquels se trouve l’hôpital des Innocents, contient deux gracieuses fontaines de bronze et la statue équestre de Ferdinand Ier, fondue avec les canons pris sur les Turcs par les chevaliers de Saint-Étienne. là où la république ordonna, en 1284, un magnifique portique pour servir de marché aux grains, se trouve aujourd’hui l’église prévôtale d’Orsanmichele, qui est une très grande tour carrée, dont la partie supérieure sert d’archives publiques, où l’on dépose les minutes tant des contrats que des testaments de l’État, et l’on y monte par un passage aérien. La partie inférieure sert d’église, et l’on y vénère une très ancienne image de la Vierge Marie, pour laquelle l’Orgagna, qui transforma la loggia en église, fit un somptueux tabernacle de marbres dans le goût gothique. L’extérieur de cette église, riche en ouvrages de pierre, est orné de 16 niches qui contiennent les statues des saints protecteurs des arts, les unes de bronze et les autres de marbre, parmi lesquelles on admire le saint Georges sculpté en marbre par Donatello, que l’on compte comme la plus estimée des statues modernes. Nous omettrons par brièveté, s’agissant d’un court article de dictionnaire, la description des nombreuses églises de cette capitale, dignes d’être admirées à l’égal de ses superbes palais, tous ornés de chefs-d’œuvre des beaux-arts. Nous ne pouvons toutefois nous dispenser de parler du Palazzo Vecchio, avec ses bâtiments annexes, et de celui des Pitti, où réside le souverain. Le Palazzo Vecchio, élevé par la république pour sa résidence en 1298, sur le dessin de l’Arnolfo plusieurs fois nommé, servit ensuite d’habitation au duc Cosme, qui, sur le dessin de Giorgio Vasari, y fit de superbes agrandissements, parmi lesquels le magnifique salon, orné de statues et de peintures, l’un des plus grands et des plus ornés d’Italie. Il sert aujourd’hui aux secrétaireries royales, au bureau des
possessions royales, au trésor royal et à la garde-robe générale, ainsi qu’à d’autres offices. Le rez-de-chaussée, sur le côté, est la douane de la ville. La tour de ce palais est haute de 160 brasses. À côté de la porte qui regarde la place se trouvent la belle statue du David de Buonarroti et le groupe de Baccio Bandinelli représentant Hercule tuant Cacus. Près du palais se trouve la grande fontaine, avec un Neptune de marbre, de stature gigantesque, œuvre de l’Ammannati, que l’on voit sur un char marin tiré par quatre chevaux. La grande vasque du bassin est ornée de satyres et de divinités marines, toutes de bronze et d’un travail merveilleux. Au milieu de la place se trouve la statue équestre, de bronze également, de Cosme Ier, ouvrage sublime de Giambologna, de qui sont aussi, ouvrage estimé, les superbes bas-reliefs qui représentent les principaux faits de la vie de ce souverain. La loggia dite des Lanzi, élevée par la république en 1355 sur le dessin de l’Orgagna, n’a que trois arcs, et, pour sa sveltesse, son ampleur et sa solidité, on l’admire comme un miracle de l’art. Elle est ornée de très belles statues antiques et modernes, telles que les quatre figures colossales de femmes et les deux lions,
que Pierre-Léopold fit transporter de Rome, de la Villa Médicis. On y voit aussi la Judith en bronze de Donatello, le Persée, également en bronze, de Benvenuto Cellini, et le célèbre groupe de l’Enlèvement des Sabines, sculpté en marbre par Giambologna. Attenant se trouve le bâtiment ou loggia des Offices, exécuté sur l’ordre de Côme Ier par Giorgio Vasari, qui sut y incorporer l’ancien bâtiment de la Monnaie royale. Le rez-de-chaussée des corps de logis qui correspondent à ces vastes loggias sert aux tribunaux, l’étage intermédiaire à divers bureaux, et l’étage supérieur à la Galerie royale, commencée jadis par le cardinal Léopold et toujours enrichie par les grands-ducs qui lui ont succédé. Dans ses vastes corridors et dans les nombreuses salles qui y sont annexées, on admire une grande quantité des plus belles statues antiques, parmi lesquelles la Vénus de Médicis, etc., et, outre les chefs-d’œuvre des meilleurs maîtres de la peinture, une magnifique collection de pierres gravées, médailles, dessins, estampes, monuments antiques égyptiens, étrusques et d’autres peuples anciens, bronzes, inscriptions, etc., dont il serait trop long de donner même une description succincte. En 1440, Luca Pitti, citoyen fort riche, commanda à Brunellesco la construction du grand Palais qui prit son nom, et qui en 1549 fut vendu par Bonaccorso Pitti à Côme Ier, alors qu’il n’en existait encore que la seule partie centrale. Tous les souverains qui lui succédèrent l’ont ensuite agrandi, le portant à l’ampleur où on l’admire à présent, et y joignant le très beau jardin de Boboli. De ce séjour, lui aussi vraiment digne d’un roi, il serait trop long de décrire la beauté et la somptuosité de chacune des parties. Qu’il suffise de dire qu’on y admire une collection de tableaux des grands maîtres de toutes les écoles, peut-être l’une des plus belles d’Europe. ........ ......... Il existe en cette ville une académie des beaux-arts, magnifique établissement, présidé actuellement par le chev. Antonio Montalvi et dirigé par le célèbre peintre chev. Pietro
Benvenuti. Elle est située dans un vaste et grandiose espace, sur la place Saint-Marc, et l’on y enseigne le dessin, le dessin d’après le nu, la peinture, l’ornement, l’architecture et la gravure sur cuivre. Outre les écoles, elle possède deux grandes et précieuses galeries, l’une qui contient les plâtres des plus belles statues antiques, et au fond de laquelle se trouve la fameuse peinture à fresque de Giovanni da San Giovanni représentant la Fuite en Égypte, que le grand-duc Pierre-Léopold fit transporter tout d’une pièce du jardin royal de la Crocetta, sous la direction de l’ingénieur Gasparo Paoletti. ...... ...... Cette ville, vraiment magnifique et délicieuse, qui compte 17 places, 170 statues exposées au public, 20 fontaines, 6 colonnes et 2 pyramides, est actuellement divisée en trois quartiers, deux du côté méridional de l’Arno et un au couchant, dans chacun desquels il y a un commissaire de police. Elle compte 28 paroisses, plus de 8 000 maisons et environ 90 000 habitants, sans compter les étrangers. La nation juive y jouit de privilèges ; elle a un ghetto, mais celui-ci ne pouvant les contenir tous, ils sont aussi répandus par la ville, les plus riches ayant
acquis des habitations commodes et belles. Toutes les autres communions religieuses y sont tolérées et protégées. Les Russes, les Anglais et les autres protestants y ont des chapelles où ils exercent leur culte. Les Juifs et les évangéliques y ont leurs cimetières ; tous les autres ont le leur à Livourne. Outre le chapitre de la Métropole et celui de l’impériale basilique de San Lorenzo, il y a beaucoup d’autres chapitres de prêtres et divers couvents de moines et de religieux des deux sexes, ainsi que plusieurs conservatoires pour l’éducation des jeunes filles, qui y affluent même d’autres États d’Italie ; parmi ceux-ci se distingue particulièrement le nouvel institut de la Santissima Annunziata, fondé par la munificence royale du grand-duc régnant et dirigé par des dames laïques, dont la grande-duchesse est la protectrice. Outre l’école externe pour les jeunes filles pauvres que les religieuses salésiennes tiennent attenante à leur conservatoire, il y a des écoles publiques pour les filles pauvres, dans lesquelles on enseigne tous les ouvrages de dames jusqu’à l’art de tisser le lin, la soie et la laine. Là, les jeunes filles qui font preuve d’une bonne conduite et progressent dans leurs ouvrages sont encouragées par des prix et des secours dotaux. Chaque quartier a des écoles gratuites où l’on enseigne aux garçons pauvres la lecture, l’écriture et l’arithmétique, outre quelques écoles d’enseignement mutuel entretenues aux frais de sociétés particulières......... . ..... Parmi les établissements scientifiques de cette illustre ville, il convient enfin de rappeler aussi la célèbre Accademia della Crusca, établie en 1582, à laquelle fut réunie l’ancienne université fondée en 1438 ; son but principal est de conserver et d’affiner la langue italienne ; l’académie des Georgofili, vouée aux progrès de l’agriculture, des arts et du commerce ; celle dite del Cimento, qui servit de modèle aux académies de
Londres et de Paris, ne subsista que de 1657 à 1667. La campagne qui entoure Florence, admirablement décrite par l’Arioste, et industrieusement cultivée, peut être regardée comme une continuation de la ville elle-même, tant y sont nombreux les villas et les palais agréablement semés çà et là et joliment disposés, outre les magnifiques villas royales suburbaines de Careggi, de Castello, de Poggio Imperiale, le monastère de la Chartreuse, etc. Nous dirons seulement qu’à environ 3 m. de Florence se trouvent les restes de la ville de FIESOLE, Faesulae ou Fesula, l’une des 12 cités étrusques, et dont Florence est issue. Il y a l’évêché et le séminaire, une ancienne cathédrale et d’autres églises, parmi lesquelles la magnifique basilique de Sant’Alessandro, où l’on admire 16 colonnes de cipolin d’Égypte, aux chapiteaux variés, qui sont probablement les restes de quelque ancien temple étrusque. On conserve encore quelques restes d’un ancien aqueduc et d’une partie de ses murailles de construction étrusque. On a aussi dégagé une partie d’un amphithéâtre, et l’on a découvert dernièrement un dépôt de médailles ou monnaies consulaires romaines. Catilina s’y retira après la découverte de sa conjuration. Cette ville fut détruite en 1010 par les Florentins, qui employèrent une partie de ses restes à l’agrandissement de leur ville.
Museo Archeologico
Florence, Museo Archeologico, Ossuaire de Montepulciano (troisième quart du VIIe s. av. J.-C.) Détail
Florence, Museo Archeologico, Couvercle de statue-cinéraire en pierre (dernier quart du Ve siècle av. J.-C.)
Florence, Museo Archeologico, Statuette représentant la déesse Ilithyie (début du IVe siècle av. J.-C.)
Florence, Museo Archeologico, Cratère volterran de Carminiano (dernier quart du IVe siècle av. J.-C.)
Museo degli Argenti
Florence, Museo degli Argenti, G. Antonio De'Rossi: Camée en onyx avec les portraits de Cosme Ier et de sa famille, 1557-1562
Florence, Museo degli Argenti, Valerio Belli: Coffret en cristal de roche monté en argent doré et émaillé. 1532
Florence, Museo degli Argenti, Relief en pierre dure d’après un modèle en cire de Giambologna représentant François Ier à Pratolino (1587)
Florence, Museo degli Argenti, Plateau de table avec le port de Livourne, exécuté par Cristofano Gaffuri sur un dessin de Ligozzi (1600-1604)
Florence, Museo degli Argenti, Ateliers grand-ducaux: Plateau de table en pierres dures (XVIIe siècle)
Florence, Museo degli Argenti, G.B. Foggini: Statuette en argent provenant du reliquaire des saints protecteurs (1718)
Florence, Museo degli Argenti, Paolo Huebner: Aiguière et plateau en argent doré, Augsbourg 1585-1590
Museo Horne
Museo Stibbert
Florence, Museo Stibbert, Soupière, XVIIIe siècle - Soupière, XVIIIe siècle - Plat à poisson, XIXe siècle
Florence, Museo Stibbert, Morion à trois crêtes des gardes ducaux des Farnèse, Italie du Nord, c. 1545
Florence, Museo Stibbert, Nuremberg (?), 1640: Platine à rouet à remontage automatique pour arquebuse
Ponte Vecchio
Florence, Ponte Vecchio, Arches centrales du Ponte Vecchio avec détail des arrière-boutiques soutenues par des jambes de force en bois
Corridoio Vasariano
Florence, Façade des Offices sur le Lungarno avec le Corridoio Vasariano et le Ponte Vecchio vu de l’Oltrarno
Museo dell’Opera del Duomo
MOD de Florence, Leonardo di ser Giovanni et Betto di Geri (?): Le Christ reçoit les messagers de Jean
Palazzo Pitti
Florence, Palazzo Pitti, Pietro da Cortona et Ciro Ferri, Hercule forme un trophée avec les armes que lui ont remises les Dioscures
Uffizi
Palazzo della Signoria ou Palazzo Vecchio
Palazzo della Signoria, Bartolomeo Ammannati, Bartolomeo Ammannati, Fontaine de Neptune, détail, piazza della Signoria.
Palazzo della Signoria, Giambologna, L’Enlèvement des Sabines, Bas-relief en bronze à la base du groupe en marbre.
Santa Maria del Fiore (Duomo)
Florence, Cathédrale, Luca della Robbia, San Gregorio, panneau pour la porte de la Sagrestia Vecchia.
Galleria dell'Accademia
Museo Nazionale del Bargello
Museo Nazionale del Bargello
Construit en 1255 pour être le siège du Capitaine du peuple, il devint ensuite le siège du Podestat et enfin du Capitaine de justice, ou Bargello, dont il prit le nom. Il abrite aujourd’hui le Musée national, qui rassemble d’importants chefs-d’œuvre de sculpture et d’arts mineurs.
Église San Lorenzo et Cappelle Medicee
Église San Lorenzo et Cappelle Medicee
À San Lorenzo, la Nouvelle Sacristie (Michel-Ange, 1524) et la chapelle des Princes constituent le musée des Chapelles médicéennes.
Grand escalier, vestibule de la bibliothèque Laurentienne. Firenze.
Biblioteca Laurenziana, 1519-59, Michel-Ange. Le projet de Michel-Ange s’articule en deux espaces, le vestibule et la salle de lecture, conçus comme des espaces configurés de manière autonome et disposés en succession. Le vestibule est complété en son centre par l’escalier monumental, exécuté par Ammannati.