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Bruno Balestrini/ Architecture/ Églises romanes mineures en Italie/ Abbaye de Santa Croce di Fonte Avellana
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Églises romanes mineures en Italie

Abbaye de Santa Croce di Fonte Avellana

Toute réflexion sur le monastère de Santa Croce di Fonte Avellana ne peut faire abstraction des figures mystiques de saint Romuald et de saint Pierre Damien. Le charme de ce monument n’est pas étranger à l’agrément du site où il s’élève (sur les pentes du mont Catria, dans la commune de Serra Sant’Abbondio), de même que l’atmosphère mystique que l’on respire en visitant l’ensemble monastique n’est pas étrangère à l’influence spirituelle que son fondateur voulut transmettre en faisant construire un monastère (et pas seulement l’église) conforme à sa pensée : « superbia oculum », telle était pour lui la beauté trop voyante, à laquelle il opposait la sobriété et l’efficacité architecturales. Selon les spécialistes, une partie de l’ancien cloître serait englobée, par endroits, dans la reconstruction du XIIe siècle. L’église actuelle est aussi le fruit de l’importante intervention du XVIIe siècle, ainsi que du dégagement des fioritures baroques opéré en 1939 et en 1950. On estime que la primitive église de Pierre Damien a fait l’objet, au tournant du XIIe siècle, de réfections et d’agrandissements qui touchèrent, outre l’église, d’autres bâtiments monastiques. L’année de consécration de l’église est certaine : 1197. L’édifice consacré cette année-là survivrait aujourd’hui dans la nef unique à transept saillant, couverte de voûtes en berceau surbaissé. Le presbytère est très surélevé, tandis que l’abside semi-circulaire d’origine fut démolie en 1832 et remplacée par l’actuel chœur allongé (des fouilles récentes ont établi que l’abside d’origine reprenait le tracé de l’abside de la crypte sous-jacente). Et c’est dans la crypte que l’on peut le mieux percevoir l’esprit sobre et équilibré voulu par Pierre Damien. Elle se compose de trois travées couvertes de voûtes d’arêtes, avec des doubleaux en plein cintre. Elle est généralement datée de l’époque de Pierre Damien (vers la seconde moitié du XIe siècle). L’examen de la mise en œuvre magistrale des pierres fait naître des doutes sur une datation aussi ancienne ; on voudrait donc reporter ces maçonneries raffinées à la fin du XIIe siècle, à une époque contemporaine de la reconstruction ou de peu antérieure. À noter l’absence, dans l’autel central de la crypte, de la relique de consécration. Le scriptorium est une salle orientée nord-sud et conçue pour « suivre » la course du soleil, afin d’offrir la plus grande luminosité à toute heure du jour et en toute saison. Le rayon de lumière qui frappe le sol depuis la fenêtre centrale au sud indique les saisons de l’année (les mois), tandis que les rayons qui entrent par les hautes fenêtres latérales (6 à l’est et 7 à l’ouest) indiquent, toujours sur le sol, l’heure du jour. Si l’on observe la bande centrale qui va de la porte d’entrée à la fenêtre centrale sud, lorsque la lumière frappe le point le plus proche de l’entrée, cela indique le point le plus bas du soleil sur l’horizon (hiver, 21 décembre). Le point opposé de la salle, le plus éloigné de l’entrée et le plus proche de la fenêtre, sera éclairé le 21 juin, lorsque le soleil atteint son point le plus haut sur l’horizon. Salle capitulaire Pièce voûtée en berceau et peu éclairée, avec seulement trois fenêtres. Traces de fresques du XIVe siècle. Le guide touristique signalait l’excellente acoustique de cette salle.

Comment citer

Bruno Balestrini (photographie), « Abbaye de Santa Croce di Fonte Avellana », Églises romanes mineures en Italie, Serra Sant’Abbondio, Italie. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/romanico-minore-00007/. Consulté le [date de consultation].

Ce texte a été traduit de l’original italien avec l’aide de l’intelligence artificielle (Claude). Lire la version italienne.