Les Parasites
D’une tout autre teneur fut la veine figurative qui caractérisa de manière déterminante les écoles artistiques de l’Italie centrale et méridionale, répondant à des aspirations moins programmatiques et plus instinctives, et peut-être aussi pour cette raison facilement exposées aux dangers de l’anecdote et de la petite scène de genre. Sans aucun doute, la redécouverte continuelle d’œuvres hellénistiques et romaines, qui venaient conforter la tradition locale déjà florissante des XVIIe et XVIIIe siècles, joua un certain rôle dans la diffusion du goût naturaliste qui devait longtemps caractériser ces écoles, en peinture comme en sculpture. Très vite, cependant, l’agrément extérieur et esthétisant ne suffit plus, et l’on chercha à charger le réel de significations contestataires, avec une crudité programmatique et ostentatoire, comme chez ces deux anciens Romains obscènement ivres. Naissait ce qu’on a appelé le réalisme social.
Bruno Balestrini (photographie), « Les Parasites », œuvre de D'Orsi Achille, Sculpture moderne, Florence, Galleria d’Arte Moderna. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch00253/. Consulté le [date de consultation].