Portrait de Roberto Melli
Toujours dans le milieu romain, Gerardi tournait vers des significations rustiques les prémisses spiritualistes et symbolistes de ce qu’on appelle la Sécession romaine de 1913-1914. La fréquentation du groupe de « Valori plastici » et la familiarité avec les recherches monumentales de Melli peintre le confortaient dans ses aspirations à une étroite organicité entre idéaux religieux et support matériel, entre vibrations lumineuses et solide structure plastique. Gerardi eut une longue pratique de l’activité artisanale, comme fin repousseur et ciseleur de métaux, et cette habitude conditionna, même lorsqu’il modelait, la lente incubation à laquelle il soumettait la configuration de ses formes, qui semblent toujours sur le point de sortir de pénibles élaborations imaginaires, comme si l’éclosion à la lumière guérissait de maladifs héritages de souffrance.
Bruno Balestrini (photographie), « Portrait de Roberto Melli », œuvre de Gerardi Alberto, Sculpture moderne, Rome, Galleria Nazionale d’Arte Moderna. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch00177/. Consulté le [date de consultation].