Monument funéraire de Carlo Marsuppini
Le schéma idéal du tombeau humaniste, après les premières interprétations de Donatello et de Michelozzo, c’est Bernardo Rossellino qui le créa vers 1450 avec le tombeau de Leonardo Bruni. La structure cristalline de son arc triomphal, qui encadre le relief de la lunette et la figure du défunt, s’anime sur le soubassement du mouvement des putti qui soutiennent la guirlande. C’était un résultat d’une pureté exceptionnelle. Ce module, impossible à reproduire dans son absolue simplicité, servit de base à des variations et à des articulations plus ou moins organiques et cohérentes dans divers tombeaux de la seconde moitié du siècle. Desiderio le transforma : de projection formelle d’une sagesse olympienne, il en fit le précieux écrin de symboles d’une culture raffinée, d’une élégance spirituelle, d’une sensibilité exacerbée.
Bruno Balestrini (photographie), « Monument funéraire de Carlo Marsuppini », œuvre de Settignano, Sculpture de la Renaissance, Florence, Église Santa Croce. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch00104/. Consulté le [date de consultation].