Reliefs de la clôture du chœur
Le motif de la figure se détachant, en relief stiacciato ou en bas-relief, sur un fond plat encadré avait été repris des exemples classiques au Moyen Âge, puis renouvelé par les artistes du Quattrocento du « classicisme rythmique ». Nous avons vu quelle interprétation différente, de tension dynamique et spirituelle, en avaient donné Donatello et Jacopo della Quercia, et comment il était à la base du motif de la « Vierge à l’escalier » de Michel-Ange. Lorsque Bandinelli et ses collaborateurs, comme précisément Bandini, l’appliquèrent à la décoration du chœur florentin, à partir de 1547, les possibilités expressives d’un contraste dramatique entre l’esprit et l’enveloppe qui l’enserre et le contraint sont complètement ignorées. Il reste un jeu de contrepoints mimiques et d’emboîtements virtuoses ; jeu souvent languissant, que rachète seulement, dans le meilleur des cas, une bizarrerie maniériste pleine de concetti.
Bruno Balestrini (photographie), « Reliefs de la clôture du chœur », œuvre de Bandini Giovanni, Sculpture de la Renaissance, Florence, Santa Maria del Fiore. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch10107/. Consulté le [date de consultation].