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Bruno Balestrini/ Botanique/ Herbes aromatiques/ Romarin
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Herbes aromatiques

Romarin

Rosmarinus officinalis

Description

Arbrisseau ligneux, toujours vert, originaire du bassin méditerranéen.

Tige

Dressé, ou souvent couché à la base puis ascendant; il est très ramifié; à partir de la deuxième année, la partie inférieure du tronc présente une écorce qui s’exfolie en lanières longitudinales brun foncé.

Feuilles

Petites, résineuses et aciculaires; de couleur vert foncé sur la face supérieure, qui est luisante et aux bords enroulés vers le bas, et de couleur blanchâtre sur la face inférieure, légèrement veloutée. Sessiles et groupées sur les rameaux les plus jeunes, elles sont insérées deux par deux aux nœuds.

Fleurs

Petites et de couleur bleue ou violet clair selon les espèces; elles s’épanouissent à diverses époques de l’année selon le climat.

Fruits

Composés de quatre petites graines oléagineuses de couleur brune, enfermées au fond du calice persistant.

Exposition

Ensoleillée: la plante a besoin de chaleur et de lumière pour produire en abondance l’huile essentielle qui constitue son principe actif médicinal. Protéger des vents froids: dans les régions froides, cultiver dans un grand pot: placer en plein air, en pleine terre, l’été, et rentrer en serre ou dans un local exposé au soleil l’hiver.

Multiplication

Semer au printemps en serre et l’été en plein air, dans un sol bien drainé: dans les terrains calcaires, la plante est plus petite mais plus odorante. La germination est difficile: il se propage mieux par bouture ou marcottage.

Récolte

Cultivé pour pouvoir en disposer en petites quantités tout au long de l’année, pour le séchage, prélever les rameaux frais en été ou avant la floraison.

Conservation

Laisser sécher rapidement les rameaux frais à l’ombre; ôter les feuilles avant de les ranger dans des récipients en verre ou en porcelaine; pour rendre leur arôme aux feuilles séchées, les émietter juste avant l’usage.

Propriétés

Aromatisantes, apéritives, digestives, antispasmodiques, diurétiques, balsamiques, antiseptiques, rubéfiantes, stimulantes. EN CUISINE : On utilise la fleur pour aromatiser la salade, et les feuilles fraîches ou séchées pour relever de nombreux plats, en particulier les viandes de porc ou de veau et les légumes variés au four. Les rameaux, brûlés sur le barbecue, en éloignent les insectes. On l’utilise aussi en dessert : confit, saupoudré de sucre et accompagné de crème, ajouté à la salade de fruits, ou pour la préparation de liqueurs.

Beauté

Grâce à ses propriétés toniques et stimulantes pour la circulation, il est utilisé pour la préparation de nettoyants, crèmes, dentifrices, bains de bouche, pour les rinçages du cuir chevelu.

Santé

En usage interne, le romarin a des propriétés digestives, antispasmodiques et carminatives: il stimule la diurèse et la transpiration, régularise le cycle menstruel, fluidifie les sécrétions bronchiques, calme les toux convulsives; en usage externe, il est efficace contre les douleurs rhumatismales et arthritiques.

Curiosités

Le nom latin est ROS MARINUS, qui semblerait signifier « rose ou rosée de la mer » ; en réalité, il dérive du grec, des termes RHOPS, qui signifie « arbuste », et MYRINOS, qui signifie « aromatique ». Le romarin est l’une des plantes aromatiques les plus connues, connue et largement utilisée en cuisine et comme plante médicinale depuis l’époque des Grecs et des Romains. On raconte qu’il avait la réputation de fortifier la mémoire ; c’est pourquoi il fut considéré comme un symbole de fidélité pour les amoureux et utilisé pour orner les couronnes que portaient les mariées lors des cérémonies nuptiales. Une légende raconte qu’un buisson de romarin offrit un abri à la Vierge Marie pendant la fuite en Égypte et que, parce qu’Elle suspendit son manteau à la plante, les petites fleurs blanches devinrent bleues. Les plants aromatiques de romarin ne pouvaient manquer dans les riches potagers médiévaux et, dès le XVIIe siècle, on l’utilisait aussi comme plante ornementale, en le taillant artistiquement selon les goûts. Ses propriétés thérapeutiques sont elles aussi reconnues depuis les temps les plus anciens : on brûlait les rameaux séchés dans les chambres des malades pour purifier l’air, on suspendait les rameaux frais dans les tribunaux pour se protéger des « fièvres des prisons » ; pendant les épidémies de peste, on avait coutume de glisser quelques rameaux dans la poignée des cannes et dans les poches afin de pouvoir les respirer en traversant les zones infectées ou suspectes. Aujourd’hui encore, dans certains pays de la Méditerranée, il est d’usage de laisser sécher le linge sur le romarin, afin que le soleil en extraie l’arôme, qui a des propriétés antimites.

Ce texte a été traduit de l’original italien avec l’aide de l’intelligence artificielle (Claude). Lire la version italienne.