Portrait de Sigfried Rosengart
« Une forme se présente devant mes yeux, un profil ; la première chose est l’espèce de cette forme, si elle est ronde, si elle est allongée. Ce sont là des éléments essentiels, tu dois tout de suite les découvrir et les fixer dans ton cerveau. Après cela, j’entre dans l’esprit du personnage, et là sont les difficultés : imaginer cette physionomie dans l’espace de l’humanité, c’est-à-dire ce qu’elle représente par rapport aux autres hommes, aux autres personnalités humaines ; cela dit, tout est fait. Cette vérité doit résister en moi jusqu’à l’achèvement du portrait. Le résultat doit me satisfaire en ce qui concerne la vitalité de l’expression et la réalisation des lignes vraies et caractéristiques du personnage... ». Par ces mots, à propos de son activité de portraitiste, Marino lui-même énonce de manière synthétique les motivations les plus stimulantes de sa pratique de la sculpture, l’exigence formelle proprement dite dans les éléments les plus francs et les plus simples, et en même temps l’adhésion profonde, caustique et affectueuse, aux valeurs distinctives de l’homme.
Bruno Balestrini (photographie), « Portrait de Sigfried Rosengart », œuvre de Marini Marino, Sculpture moderne, Lucerne, Collection Rosengart. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch00164/. Consulté le [date de consultation].