Crucifixion
Giovanni Testori situe au cours des deuxième et troisième décennies du XVIe siècle l’activité de Ferrari pour la décoration plastique des chapelles du Sacro Monte, et note qu’outre qu’il fit revivre une tradition de sculpture médiévale nordique, l’artiste aura aussi connu les « mortori » émiliens, en préférant les œuvres du « moins élevé mais plus populaire Mazzoni ». Gaudenzio, ses collaborateurs et ses continuateurs passent désormais résolument de la norme formelle à la vérité scénique : les canons de la Sculpture cèdent aux inventions d’une « action » qui fond en elle plastique et peinture dans une évidence existentielle.
Bruno Balestrini (photographie), « Crucifixion », œuvre de Ferrari Gaudenzio, Sculpture de la Renaissance, Varallo, Sacro Monte, Chapelle de la Crucifixion. Archives photographiques Bruno Balestrini, https://brunobalestrini.org/cita/sch00137/. Consulté le [date de consultation].